8 mar 10

Introduction

Depuis la nuit des temps, les feuilles tombent, les animaux défèquent, les arbres meurent. Le sol de nos forêts n’est pourtant pas recouvert de déchets organiques. La couverture d’humus ne fait généralement pas plus de 20 centimètres d’épaisseur. Et pourtant, les feuilles tombent depuis des millions d’années…

Quand de la matière organique tombe sur le sol, c’est une véritable armée de micro-organismes qui se met au travail. En quelques années, quelques mois ou quelques jours, cette matière est revalorisée. Tous ces composants sont remis à la disposition des végétaux. La forêt ne connait pas le concept des immondices.

L’homme quant à lui fait depuis des siècles des tas de fumiers. Mais si on ne s’en occupe pas, si la composition n’est pas optimale, ces tas de détritus organiques dégagent une odeur nauséabonde et mettent au mieux deux ou trois ans pour donner une matière utilisable.

C’est en cherchant des solutions aux quantités de plus en plus importantes de déchets organiques que nous produisons et en observant les mécanismes de notre Mère-Nature que de nouvelles techniques de compostage se sont développées.

Pour en arriver maintenant à des techniques qui produisent en quelques mois du compost d’excellente qualité qui ne sent pas mauvais.

Le compostage peut être défini comme un procédé biologique contrôlé de conversion et de valorisation des matières organiques (sous-produits de la biomasse, déchets organiques d’origine biologique…) en un produit stabilisé, hygiénique, semblable à un terreau, riche en composés humiques, le compost.

le_compostageComposition

Les organismes responsables du compostage ont besoin de 3 paramètres pour vivre :

  • de la nourriture équilibrée composée d’un mélange de matières carbonées (brunes-dures-sèches) et de matières azotées (vertes-molles-humides)
  • d’humidité qui viendra des matières azotées (humides)
  • d’air qui viendra par les matières carbonées structurantes (dures)

Les résidus organiques compostables sont :

  • des déchets azotés : des déchets végétaux, de jardinage (tailles de haies, tontes de pelouse…), des feuilles vertes, des déchets ménagers périssables (déchets des légumes et de fruits). Il est ainsi possible de diminuer de 30-40 % sa quantité d’ordures ménagères et de diminuer d’autant la taille des décharges et les volumes de déchets transportés vers les incinérateurs ;
  • des déchets carbonés : des branches broyées, les feuilles mortes, la paille (on stockera précieusement ces matières pour toujours en avoir à sa disposition pour les mélanger avec les matières azotées) ;
  • les coquilles d’œuf, coquilles de noix ;
  • les litières biodégradables des animaux herbivores ;
  • du papier en évitant ceux qui sont imprimés, le carton (il sert de refuge aux vers de terre) ;
  • des morceaux de tissus 100% naturels (laine, coton), etc.
  • les déchets de maison (mouchoirs en papier, essuie-tout, cendre de bois, sciures, copeaux, plantes d’intérieur non malades).

Attention : les marcs de café avec le filtre ne sont pas compostables car ceux-ci possèdent une décomposition très lente.